Le « Touch Art » du KKF à la galerie Maud Barral

à l’occasion du nouvel accrochage de la collection

Présentation de quatre pièces d’un art touche-à-tout, qui touche et qui se touche.

1er avril – 20 mai 2014

lundi, mardi, jeudi, vendredi, samedi de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 19h

 

Connectif KKF / Keskon Fabrique

« La » Tondeuse, 2014

Bulle de lampadaire en plexiglas, plumes synthétiques, tondeuse manuelle à gazon, socle en métal
Haut. 230 cm x 45 cm x 40 cm
7000 €

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« Il faut cultiver notre jardin », nous conseille Voltaire dans Candide.

A l’heure du bio et de l’éco-citoyenneté, les bobos et autres hypsters ont érigé le jardinage – potager de préférence – en phénomène de mode, mais responsable… ah bon bein ça va alors !
Ce qui était autrefois une corvée nécessaire pour vivre devient aujourd’hui un passe-temps !
Avec « La » Tondeuse, KKF, toujours inscrit dans son époque, vous permet de pratiquer le jardinage en intérieur, dans votre salon, avec son herbe qui n’en est pas – garantie sans pesticide – et sa manivelle manuelle – garantie sans énergie fossile !
Au-delà de son ironie à l’égard d’un engouement nature-friendly qu’il présente ici dans son jusqu’au boutisme, le connectif KKF/Keskon Fabrique questionne le cynisme de cette « sphère » aseptisée à l’heure où, à plus grande échelle, c’est la terre que l’on broie de l’intérieur, en toute bonne conscience, en toute transparence.

 

Connectif KKF / Keskon Fabrique

Le cheval des trois, hommage à Homère, 2013

Bois, plaque métallique
114 cm x 120 cm x 26 cm
3000 €

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Le cheval des trois, désignant les trois membres fondateurs du KKF, leur permettra de pénétrer le monde de l’art sans que personne ne s’en aperçoive, comme le cheval d’Homère a permis à Achille de franchir les portes infranchissables de Troyes. L’imprenable Troyes est aujourd’hui pour la plupart des artistes l’opaque et mystérieux marché de l’art. Face à cet obscurantisme, le cheval des trois s’avance dans toute sa transparence et sa légèreté de ton. Là où le cheval d’Homère misait sur son caractère massif et sur la ruse, celui du KKF fonde son approche sur l’évidence, celle de sa simplicité et de son accessibilité, et la pleine conscience affirmée de la nature de l’adversaire.

Cette sculpture fait partie des « œuvres à toucher », participatives, du connectif KKF, puisque le public est invité à la mettre en mouvement, par une pression sur l’échine qui lancera l’animal au galop : ce cheval animé symbolise la progression fulgurante de certains artistes, mais aussi la rapidité du turn-over dans la sphère artistique, la course à la réussite et incarne la nécessité pour les artistes d’aller toujours de l’avant.

Fondée sur l’implication du spectateur, l’ingéniosité de la manœuvre du cheval des trois pour entrer dans le monde de l’art est de rechercher la reconnaissance du côté du public.

 

Connectif KKF / Keskon Fabrique

Télé réalités, 2014

Vieille télévision en bois, verre et métal, mousse, skaï, clous de tapissier, leds
70 cm x 70 cm x 70 cm
5000 €

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Le terme galvaudé de « Téléréalité » prend ici, dans le titre de l’œuvre, un autre sens avec le pluriel qui traduit le croisement de diverses réalités : l’image de soi, l’image que l’on veut donner de soi, l’image que l’on pense avoir dans le regard de l’autre, l’image que les autres ont de nous…

La sculpture Télé réalités interroge, par son jeu de miroir et d’écran que le public peut pénétrer, le show narcissique que la société individualiste dans laquelle nous vivons nous incite à donner de nos vies, à l’heure où « faire le buzz » semble devenu l’essentiel.

Cette recherche absurde, autocentrée et sclérosante nous enferme : Télé réalités nous happe (« nous zappe »), qu’on y pénètre ou qu’on s’y reflète, et nous tournons en rond dans sa petite boîte capitonnée qui, malgré l’esthétisme de ses matériaux et l’élégance apparente de son skaï blanc, confine à l’univers de la folie.
La folie de se laisser dicter par des médiums nocifs et variés ce que nous devons consommer, ce que nous devons dire, penser, ce que nous devons être, l’abrutissement de se perdre dans une existence devenue uniquement virtuelle, l’absurdité de ne pas se souvenir qu’il n’y a qu’une réalité, la vraie vie, en dehors de la boîte.

 

Connectif KKF / Keskon Fabrique

Fauteuil RN7, 2014

Châssis de banquette de voiture ancienne, ressorts de sommier, cravates
Haut. 77 cm x 90 cm x 60 cm
1800 €

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L’assise de ce fauteuil a été tressée en cravates, issues de la collection d’une seule et même personne les ayant assemblées durant toute une vie, comme on faisait des économies pour se payer sa première voiture ou ses congés.
Fauteuil RN7 fait référence à la 2CV et à la route nationale 7 que les premiers vacanciers empruntaient, incarnant le début des congés payés.
La bonhommie de ce patchwork, offrant une assise molle reproduisant les vibrations et les secousses de la voiture, et des pieds en pattes d’éph rappelle tout une époque, celle des premières vacances, à la découverte de la douce France, des guinguettes et des petits endroits aux charmes désuets.

Contact : Marie Nicola – coordination Keskon Fabrique
[email protected]
06 84 08 97 56
www.kkf.fr
www.facebook.com/keskon.fabrique

Galerie Maud Barral
16 quai des Docks. 06300 NICE
[email protected]
33(0)7 86 34 37 50
www.galerie-maud-barral.com